En dépit des avantages que procure la métacommunication, le fait de soulever les centrée sur un niveau différent (l'une sur le contenu et l'autre sur le message relationnel), des problèmes risquent de surgir. Dans ce bref passage, inspiré d'un roman d'Anne Tyler, Murielle essaie d'utiliser la remarque (liée au contenu) que fait Douglas sur son fils pour orienter la discussion sur l'avenir de leur relation. À moins que Douglas et Murielle ne se mettent d'accord pour se concentrer sur le contenu ou le problème relationnel, ils risquent de rester dans une impasse désagréable. appropriée à l'école, lui dit-il un soir. -- Mais non, ça va. -- Je lui ai demandé combien de monnaie on lui remettrait lorsqu'on a acheté du lait aujourd'hui et il n'en avait pas la moindre idée. Il ne savait même pas qu'il devait faire une soustraction. -- Il n'est qu'en deuxième année, objecte Murielle. -- Je pense qu'il devrait aller dans une école privée. -- Les écoles privées sont dispendieuses. -- Et alors ? Je paierai. » Elle s'arrête de retourner le bacon et le regarde. « Qu'est-ce que tu dis ? lui demande-t-elle. Qu'est-ce que tu dis, Douglas ? Es-tu en train de dire que tu t'engages ? » Douglas se racle la gorge. Il répond : « Que je m'engage ? -- Alexandre a encore dix années de scolarité devant lui. Es-tu en train de dire que tu seras avec nous pendant encore dix ans ? -- Je ne peux pas l'inscrire à l'école privée et ensuite le réinscrire à l'école publique à chacun de tes caprices. » Douglas reste silencieux. « J'ai aussi une autre question, dit-elle. Est-ce que tu penses qu'on va se marier un jour ? Je veux dire, lorsque ton divorce sera prononcé ? -- Ah, tu sais, moi, le mariage, Murielle... -- Tu n'y penses jamais, n'est-ce pas ? Tu ne sais pas ce que tu veux. Pendant une minute, tu m'aimes, et l'instant d'après, tu ne m'aimes plus. Pendant une minute, tu as honte que l'on nous voie ensemble, et l'instant d'après, notre rencontre est la meilleure chose qui te soit arrivée. » Il la regarde fixement. Il n'aurait jamais cru qu'elle pouvait lire en lui à ce point. « Tu penses que tu peux dériver comme ça, jour après jour, sans faire aucun projet, dit-elle. Peut-être seras-tu là demain, peut-être pas. Peut-être que tu retourneras avec Sarah. Oh oui ! Je t'ai vu au mariage de Rose. J'ai vu comment toi et Sarah, vous vous dévoriez des yeux. » Douglas répond : « Tout ce que je disais, c'est que... -- Tout ce que je dis, lui répond Murielle, c'est de faire attention aux promesses que tu fais à mon fils. Ne lui fais pas de promesses que tu n'as pas l'intention de tenir. -- Mais je voulais seulement qu'il apprenne à faire des soustractions ! » dit-il. |