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Le CommerCiaL et L'atypisme en sexuaLité
comme un cambriolage, un incendie criminel, des
voies de fait et même un viol (Abel et Osborn, 2000 ;
Langevin, 2003).
Il est difficile de cerner un facteur précis qui causerait
le voyeurisme, surtout que nous exprimons tous plus
ou moins des tendances voyeuristes de façon contrôlée.
L'adolescent ou le jeune adulte qui présente un tel com-
portement ressent souvent (comme plusieurs d'entre
nous) une grande curiosité envers les activités sexuelles,
mais du même coup il se sent angoissé et peu sûr de lui.
Le voyeurisme, qu'il se manifeste directement ou par
l'entremise d'une caméra cachée, lui procure un plai-
sir par procuration, car il est généralement incapable
d'avoir de véritables relations sexuelles sans ressentir
une vive anxiété. Dans quelques cas, le comportement
voyeuriste est renforcé par un sentiment de supériorité
et de pouvoir sur les personnes qui sont secrètement
observées.
autres paraphiLies coercitives
Terminons cet exposé sur les paraphilies coercitives
en présentant brièvement trois autres comportements
impliquant une intrusion dans l'intimité d'autres per-
sonnes. Les deux premiers, le frotteurisme et la zoo-
philie, sont à vrai dire fréquents. Le troisième, la nécro-
philie, est non seulement très rare, mais également une
forme extrêmement aberrante d'expression sexuelle.
Le frotteurisme
Le frotteurisme est une paraphilie coercitive commune
qui passe souvent inaperçue. Il implique un individu,
généralement de sexe masculin, qui se donne du plai-
sir sexuel en se pressant ou en se frottant contre une
inconnue entièrement vêtue. Cela se produit habituel-
lement dans un endroit public tel qu'un ascenseur, un
autobus, le métro, ou dans de grands rassemblements,
des manifestations sportives ou des concerts en plein
air. La forme la plus courante de contact se fait entre
le pénis non dénudé de l'homme et les fesses ou les
jambes d'une femme. Il est moins courant que l'homme
se serve de ses mains pour toucher les cuisses, le pubis,
les seins ou les fesses d'une femme. Souvent, le toucher
semble fortuit, et la victime ne s'en rend pas compte ou
n'y prête pas attention. En revanche, il arrive qu'elle se
sente molestée et qu'elle se mette en colère (Freund et
coll., 1997).
Les hommes qui s'adonnent au frotteurisme parvien-
nent parfois à l'excitation et à l'orgasme au moment du
contact. La plupart du temps, ils intègrent mentalement
leur geste à des fantasmes auxquels ils s'abandonnent
durant une séance de masturbation subséquente. Les
hommes qui s'adonnent au frotteurisme ont beaucoup
en commun avec les exhibitionnistes. Ils se sentent sou-
vent socialement et sexuellement incompétents. Les
contacts brefs et furtifs qu'ils ont avec des inconnues,
dans des endroits bondés, leur permettent d'inclure,
sans crainte et sans danger, les autres à leur sexualité.
Comme pour d'autres activités atypiques, il est diffi-
cile d'estimer jusqu'à quel point le frotteurisme est un
comportement répandu. Une enquête menée auprès
d'étudiants universitaires a établi que 21 % d'entre eux
avaient déjà manifesté un comportement frotteuriste
au moins une fois (Templeman et Sinnett, 1991).
La zoophilie
La zoophilie, parfois appelée bestialité, implique un
échange sexuel entre les humains et les animaux
(American Psychiatric Association, 2000). Ce com-
portement est considéré comme criminel au Canada
(Schabas, 1995). Il est raisonnable de penser que les ani-
maux impliqués dans ce type de comportement sont des
participants non consentants et que les actes auxquels
ils sont soumis sont à la fois coercitifs et importuns. Il
apparaît donc tout à fait justifié de classer cette paraphi-
lie dans la catégorie coercitive.
Dans l'échantillon de Kinsey, 8 % des hommes et près
de 4 % des femmes reconnaissaient avoir déjà eu des
rapports sexuels avec des animaux. Ce genre de com-
portement était plus fréquent chez les hommes élevés
sur une ferme (17 % d'entre eux déclaraient être parve-
nus à l'orgasme à la suite de contacts avec un animal).
Question d'analyse critique
Les danseurs et danseuses qui
donnent des spectacles alors qu'ils
sont partiellement ou totalement
nus s'adonnent-ils à une réelle forme
d'exhibitionnisme ? Justifiez votre
réponse. Qu'en est-il des personnes
qui assistent à ces représentations ?
sont-elles des voyeurs ? Qu'est-ce qui
distingue les exhibitionnistes et les
voyeurs pathologiques des danseuses
et danseurs « érotiques » et de leur
auditoire ? y a-t-il vraiment une
différence ?
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