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Chapitre 9
gens qui s'adonnent au sadisme trouvent ainsi moyen
de punir leur partenaire parce qu'il commet le mal.
Enfin, les gens qui se sentent profondément inaptes
sur le plan personnel ou sexuel tenteront, en dominant
l'autre de façon sadique, d'étouffer provisoirement ces
sentiments d'infériorité.
autres paraphiLies non coercitives
Certaines autres paraphilies non coercitives sont peu
répandues, et même rares. En voici quelques-unes.
L'
asphyxiophilie
(parfois nommée hydroxyphilie) est
une paraphilie extrêmement rare et périlleuse : un
individu, presque toujours un homme, tente de réduire
son apport d'oxygène au cerveau pendant un état
d'excitation sexuelle extrême (American Psychiatric
Association, 2000 ; Stanley, 1993). L'arrêt d'oxygéna-
tion s'accomplit généralement par strangulation à l'aide
d'une chaîne, d'une courroie en cuir, d'un garrot, ou par
pendaison au moyen d'un noeud coulant. Il arrive aussi
que l'asphyxie soit pratiquée à l'aide d'un sac de plasti-
que ou en comprimant la cage thoracique. La personne
peut s'adonner à ces activités de privation d'oxygène en
solitaire ou en compagnie d'un partenaire.
Nous n'avons que peu de données pour développer une
théorie explicative des motivations de cette pratique.
Ceux qui s'y adonnent le révèlent rarement à leur entou-
rage, amis ou thérapeute, gardant pour eux ce qui les
motive à agir de la sorte (Garza-Leal et Landron, 1991 ;
Saunders, 1989). Pour certains, le but semble la recher-
che d'une augmentation de l'excitation sexuelle et de
l'intensité de l'orgasme. Dans ces cas, le moyen utilisé
est le plus souvent une corde enserrée autour du cou qui
réduit l'arrivée d'oxygène au cerveau pendant la mas-
turbation et qui est relâchée au moment de l'orgasme.
Les personnes développent souvent des techniques très
élaborées pour éviter l'étranglement et provoquer le
relâchement juste avant de perdre conscience.
L'augmentation de l'excitation sexuelle par la privation
d'oxygène tend à confirmer les allégations selon les-
quelles on pourrait intensifier l'orgasme en inhalant
du nitrite d'amyle (poppers), un médicament servant au
traitement des douleurs angineuses. On sait que cette
substance réduit temporairement l'oxygénation du cer-
veau en dilatant les artères périphériques amenant le
sang à celui-ci.
On a aussi avancé que l'asphyxiophilie serait une
variante assez rare de masochisme sexuel où les par-
ticipants exécutent des rituels associés au ligotage
(American Psychiatric Association, 2000 ; Cosgray et
coll., 1991). Les personnes qui s'adonnent à cette prati-
que tiennent souvent un journal personnel dans lequel
elles décrivent des fantasmes de ligotage très élaborés
et, dans certains cas, des fantasmes où elles se font
asphyxier ou malmener par quelqu'un d'autre.
Cette pratique a pour conséquence qu'elle se termine
souvent par la mort (Cooper, 1996 ; Cosgray et coll.,
1991 ; Garos, 1994). Les morts accidentelles résul-
tent d'un mauvais fonctionnement du matériel ou
d'une erreur d'utilisation telle que mal faire le noeud
coulant ou le garrot. Les données sur les États-Unis,
l'Angleterre, l'Australie et le Canada indiquent que de
un à deux décès par année par million d'habitants sont
attribuables à cette pratique (American Psychiatric
Association, 2000).
La
clystérophilie
est une forme d'expression sexuelle
très rare par laquelle l'individu retire du plaisir sexuel
en recevant des lavements intestinaux. Parfois, mais
c'est moins courant, l'excitation érotique résulte du fait
d'administrer des lavements. Les cas documentés de
clystérophilie révèlent qu'une mère inquiète et aimante a
soumis ses enfants à de fréquents lavements alors qu'ils
étaient tout jeunes. Il se peut que l'érotisation de l'expé-
rience se soit formée par association entre soins dévoués
et stimulation anale et que, rendus à l'âge adulte, les indi-
vidus aient besoin d'un lavement soit comme substitut,
soit comme préalable indispensable au rapport sexuel.
La
coprophilie
et l'
urophilie
désignent des activités
par lesquelles des individus parviennent à l'excitation
sexuelle respectivement au contact de matières fécales
et d'urine. Les personnes coprophiles atteignent des
paroxysmes d'excitation sexuelle à regarder quelqu'un
déféquer ou en déféquant sur quelqu'un. Dans cer-
tains cas rares, elles parviennent à l'excitation quand
quelqu'un défèque sur elles. Dans l'urophilie, l'excita-
tion vient lorsque le sujet urine sur quelqu'un ou que
asphyxiophilie
augmentation de l'excitation sexuelle et de
l'intensité de l'orgasme en réduisant l'apport d'oxygène au cerveau.
Clystérophilie
terme désignant l'obtention du plaisir sexuel
par des lavements intestinaux.
Coprophilie
terme désignant l'obtention du plaisir sexuel par
le contact avec des matières fécales.
urophilie
terme désignant l'obtention du plaisir sexuel par le
contact avec l'urine.
exhibitionnisme
terme qui désigne l'action d'exposer ses par-
ties génitales à quelqu'un sans son consentement.
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