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Le CommerCiaL et L'atypisme en sexuaLité
Le bordeL
Le
bordel
est une maison dans laquelle travaille un
groupe de prostituées. Au Canada, les bordels sont
considérés comme des maisons de débauche et sont de
ce fait illégaux. Le simple fait de s'y trouver sans motif
valable constitue un crime. Ils sont généralement diri-
gés par une « tenancière » qui reçoit les clients et admi-
nistre la boîte.
Certains « salons de massages érotiques » sont en quelque
sorte des bordels en version service rapide. C'est souvent
une fois installé dans la salle de massage que le client
négocie le tarif d'une stimulation manuelle ou bucco-
génitale jusqu'à l'orgasme. Le client pourra aussi fré-
quemment dicter la tenue de la masseuse -- habillée ou
pas. Le coït pourra ou non faire partie du « massage ».
Les « escortes », et leurs équivalents masculins qui
offrent leurs services aux hommes, gagnent générale-
ment plus que les autres types de prostitués. Souvent
issues de la classe moyenne, les femmes qui travaillent
comme escortes peuvent accompagner leurs clients
en société -- clients qui sont généralement en bonne
santé, d'âge moyen ou plus vieux -- aussi bien que
vendre leurs services sexuels. Elles sont habituelle-
ment référées par un contact personnel ou une « agence
d'escortes » et ont souvent plusieurs clients réguliers
(Blackmun, 1996a). Elles ont plus de chances que les
autres types de prostituées de se voir offrir de beaux
objets, des vêtements, des bijoux ou même un lieu de
résidence par leurs clients. Étant moins visibles, elles
sont moins à risque d'être arrêtées par la police que
celles qui font le trottoir.
Une étude a établi que les hommes travaillant pour une
agence d'escortes ont six clients en moyenne par mois,
que leurs rencontres durent une heure en moyenne et
que le sexe oral est ce qu'ils font le plus souvent. La plu-
part des escortes évitent le sexe anal. Environ 80 % des
escortes n'aiment pas avoir des relations sexuelles avec
leurs clients, préférant plutôt ceux qui recherchent un
accompagnement sans sexe pour converser, se distraire
ou voyager (Hagen, 2006).
La prostitution juvéniLe
Il y a beaucoup d'adolescentes et d'adolescents qui se
prostituent au Canada (Franzen, 2001). Ceux et celles
qui sont en fugue n'ont souvent pas d'autres moyens de
survie (Carnes, 1991 ; Ring, 2001). La plupart des adoles-
cents et adolescentes qui se prostituent proviennent de
foyers instables, criblés de problèmes (McCaghy et Hou,
1994). Environ 95 % d'entre eux ont été victimes d'agres-
sion sexuelle et la plupart ont été rejetés par leur famille,
surtout après que leurs parents eurent appris qu'ils ou
elles étaient gais, lesbiennes, bisexuels ou transgenres
(Mok, 2006). Cependant, les adolescentes et adolescents
issus des classes moyennes ou aisées sont de plus en plus
nombreux à s'adonner au commerce du sexe et semblent
se vendre pour le côté excitant et l'argent rapide que
cela leur procure, ce qui leur permet de dépenser à leur
gré sans l'interférence de leurs parents. Certaines filles
invitent même des clients chez elles pendant que leurs
parents sont au travail (Smalley, 2003).
Le travaiL du sexe sur internet
Internet est en train de transformer le plus vieux métier
du monde. Les sites Web proposent des escortes très
variées en termes d'attributs physiques et intellectuels
et de spécialités sexuelles (ligotage, sadomasochisme,
réalisation de fantasmes). Un site d'escortes masculines
contient 36 000 noms répartis dans 121 pays autour du
bordel
Lieu où exercent plusieurs prostituées.
Les prostituées de rue sont très exposées aux mauvais traitements de
leurs clients et de leur proxénète.
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