prestations d'assurance emploi, aux programmes de formation de la main-d'oeuvre et à d'autres mesures sociales. L'assurance emploi constitue un bon exemple de charge sociale : une taxe prélevée sur les salaires que versent les entreprises aux travailleurs. En 2008, au Canada, la somme totale de l'assurance emploi prélevée atteignait environ 5 % du salaire de l'employé moyen. les employeurs (la demande) ? Quand le Parlement a approuvé cette législation, il pensait répartir le fardeau du programme. Selon la loi, 58 % de cette taxe serait payée par les entreprises et 42 % par les travailleurs, c'est-à-dire que 58 % de la somme totale visée serait prélevée à même les revenus de l'entreprise, alors que 42 % serait prélevée sur le chèque de paye des employés. La cotisation qui figure sur le talon de votre chèque de paye représente la contribution des travailleurs. pas répartir le fardeau de cette taxe comme bon leur semble. Pour illustrer notre propos, nous analyserons cette charge sociale comme s'il s'agissait d'une taxe sur un produit : le produit est le travail et son prix correspond au salaire. Une charge sociale creuse un écart entre le salaire versé par l'entreprise et celui reçu par l'employé. La figure 6.9 illustre le résultat. Lorsqu'une charge sociale est imposée, la paye reçue par l'employé diminue, tandis que celle versée par l'entreprise augmente. En définitive, les employés et les entreprises se répartissent le poids de cette taxe, comme l'exige la législation. Or la répartition effective de la taxe entre employés et entreprises n'a rien à voir avec celle qu'a établie le gouvernement : la répartition du fardeau fiscal dans la figure 6.9 n'est pas forcément de 58 % pour les employeurs et de 42 % pour les employés. Et même si la législation reportait la totalité des charges sur les employeurs ou sur les employés, tous ceux-ci se partageraient tout de même le fardeau de la taxe. de travail |