suf fi sants pour attein dre l'état sta tion naire et la sta gna tion du niveau de vie. Ce n'est cepen dant pas le cas. Comme on le cons tate dans ce cha pi tre, le PIB par habi tant a même ten dance à aug men ter plus rapi de ment main te nant que durant les années 1870, 1900 ou 1920 (quoi que plus len te ment que pendant la période 1950-1970). Il man que visi ble ment quel que chose à notre modèle. sta tion naire) : les pro grès tech no lo gi ques et l'aug men ta tion du capi tal humain. Rappelons-nous que ces deux varia bles peuvent faire aug men ter la pro duc tivité du tra vail. Donc, s'il se pro duit un pro grès technologique, tou tes cho ses étant éga les par ailleurs (entre autres, pour un niveau de capital cons tant), la produc ti- vité s'accentue. Cela fait aug men ter le PIB et l'inves tis se ment suit : l'investissement devient plus élevé que la dépré cia tion et le stock de capi tal se met à remonter. On se dirige alors vers un nou vel état sta tion naire, à des niveaux de capital et de PIB plus éle vés. voit que les chan ge ments tech no lo gi ques déplacent la courbe de pro duc ti vité et font pas ser l'éco no mie du point A au point B. Par la suite, la pro duc ti vité et le PIB étant plus éle vés, l'inves tis se ment aug mente et on accu mule du capi tal, ce qui nous amène à un nou vel état sta tion naire, au point C. Un nou veau pro grès des connais san ces ou du capi tal humain fera dépla cer à nou veau la courbe, et le pro ces sus continuera. l'état sta tion naire et poursuivre la crois sance du niveau de vie. Mais s'il y a ren de ments dé crois sants du capi tal, en est-il de même des connais san ces et de la qua lité de la main-d'oeuvre ? Autrement dit, les pro grès tech no lo gi ques ralen tiront-ils ? Plusieurs éco no mis tes se sont pen chés sur cette ques tion depuis une ving taine d'années. Leurs répon ses ne sont pas défi ni ti ves, mais on croit de plus en plus que la tech no lo gie mon tre des ren de ments mar gi naux cons tants ou même crois sants. Si c'est le cas, la crois sance de nos ni veaux de vie pour rait conti nuer encore très longtemps. est l'accu mu la tion du capi tal. Pour les pays industrialisés, cela n'est pas suf fi sant. En effet, en rai son des ren de ments mar gi naux décrois sants du capi tal, on finit par atteindre un état sta tion naire, où l'inves tis se ment ne fait plus que rem pla cer le stock de capi tal qui s'use : toute crois sance du capi tal, de la pro duc ti vité et du niveau de vie |