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Examinons d'un peu plus près l'inves tis se ment et la dépré cia tion du capi tal.
L'inves tis se ment est une frac tion du PIB. La dépré cia tion est, quant à elle, liée
pro por tion nel le ment à la valeur du stock de capi tal exis tant. Plus le stock de
capi tal est élevé, plus la dépré cia tion est importante.
Or, en rai son des ren de ments mar gi naux décrois sants du capi tal, un dou ble ment
du stock de capi tal ne pro duira pas une crois sance du PIB équi va lente. En fait, le
PIB croî tra moins que le stock de capi tal. Nous voici main te nant au coeur du pro-
blème : lors que le capital aug mente, le PIB aug mente d'un plus petit pour cen tage. La
dépré cia tion étant liée au capital et l'inves tis se ment au PIB, la dépré cia tion s'élève
donc plus vite que l'inves tis sement. Inévitablement, on en arri vera à un point où
I 5 dépréciation : tout l'inves tis se ment ne sert qu'à rem pla cer le stock de capi tal qui
s'use. Il ne reste plus rien pour faire aug men ter le capi tal. Étant donné que le stock
de capi tal sta gne, la pro duc ti vité et le PIB sont cons tants. La crois sance a donc cessé.
Il s'agit là de notre état stationnaire.
Cet état sta tion naire dépend du taux d'inves tis se ment (et donc du taux d'épar gne)
de notre éco no mie. Les pays qui épar gnent et inves tis sent un petit pour cen tage de
leurs reve nus ces se ront toute crois sance à un faible niveau de capital et du PIB. En
effet, si l'investissement est fai ble, la dépré cia tion finit par éga ler l'investissement à
un faible niveau de capital. Les pays épar gnant beau coup, qui sont donc davan tage
prêts à sacri fier la consom ma tion pré sente en faveur d'une plus grande consom ma-
tion future, attein dront leur état sta tion naire à un niveau plus élevé de capital et de
PIB. Comme on l'a vu précédemment dans ce cha pi tre, à long terme, l'aug men ta tion
du taux d'épar gne conduit à des niveaux de pro duc ti vité et de revenu plus éle vés,
mais ne se tra duit pas par de plus forts taux de crois sance de ces variables.
On peut illus trer ce phé no mène sur le gra phi que de pro duc ti vité de la figure 7A.2. On y
voit que le pays A, qui épar gne et inves tit un fai ble pour cen tage de son PIB, a atteint son
état sta tion naire à un point situé en bas et à gau che le long de la courbe de pro duc ti vité.
Le pays B, quant à lui, épar gne et inves tit beau coup par rap port à son PIB. Son état sta-
tion naire se trouve donc plus à droite et en haut, le long de cette même courbe.
Si ce modèle était exact, toute crois sance du niveau de vie aurait depuis long temps
cessé au Canada. En effet, la pro duc ti vité aug mente de façon sou te nue depuis la
l'investissement
et la croissance
Cette figure illustre les
effets de l'investissement
sur le stock de capital,
la productivité et
la production.
figUre 7a.1
K
( /unité de travail)
K
I
I
productivité
PIB
1. Lorsque l'économie dispose de peu de capital, une unité
de capital additionnelle se traduit par une importante
augmentation de la production.
1. L'investissement
permet d'augmenter
le stock de capital...
4. ...ce qui fait
croître le PIB.
6. ...ce qui entraîne
une hausse du stock
de capital.
5. Les revenus étant à
la hausse, les dépenses
d'investissement augmentent...
3. La productivité
augmente alors...
2. ...ce qui fait
augmenter le capital
par travailleur.
Chapitre 7 ANNEXE
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