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anneXe
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La production et la croissance
L'accU mU La tion dU caPi taL
et L'état stationnaire
Dans ce cha pi tre, nous avons vu que le capi tal est sujet à des ren de ments mar gi naux
dé crois sants : à mesure que la quan tité de capi tal aug mente, la crois sance de la pro-
duc ti vité est de moins en moins rapide. Autrement dit, quand les tra vailleurs dis po-
sent déjà d'une quan tité impor tante de capi tal pour pro duire des biens et ser vi ces,
une aug men ta tion de capi tal n'amé liore que fai ble ment leur productivité.
La rela tion entre le stock de capi tal par unité de tra vail et la pro duc ti vité peut être
illus trée sur un gra phique de pro duc ti vité. Un tel gra phi que est pré senté à la
figure 7A.1 (voir la page 164). On peut y obs er ver que plus la quan tité de capi tal
phy si que dis po ni ble par unité de tra vail est importante, plus la pro duc ti vité est éle-
vée. La courbe de pro duc ti vité est cepen dant concave, en rai son des ren de ments
mar gi naux décrois sants du capital.
Observons d'un peu plus près la chaîne de cau sa lité qui relie l'inves tis se ment au
niveau de vie. À mesure que l'inves tis se ment per met d'accu mu ler du capi tal, le stock
de capi tal par unité de tra vail s'élève, ce qui fait aug men ter la pro duc ti vité et le PIB
par habitant.
Soit
K, le stock de capi tal, et I, l'investissement. La chaîne de causalité suivante montre
les effets d'un investissement sur le stock de capital, la productivité et la production :
I
K
(
K/unité de travail)
productivité
PIB
I
Cependant, en rai son des ren de ments mar gi naux décrois sants, à mesure que l'on
accu mule du capi tal, la pro duc ti vité et le PIB par habi tant aug men tent de moins en
moins : la crois sance du niveau de vie ralen tit. À un certain moment, l'ajout de capi tal
n'a plus d'effet sur la pro duc ti vité (lors que la courbe de pro duc ti vité devient hori zon-
tale) et la crois sance éco no mi que s'arrête. Cette ana lyse est plu tôt angois sante, car
elle signi fie que la crois sance du niveau de vie devrait stop per un jour.
Va-t-on s'arrê ter tout en haut de la courbe de pro duc ti vité ? Même pas ! En fait,
l'éco no mie devrait ces ser toute pro gres sion bien avant le moment où les ren de ments
mar gi naux du capi tal ten draient vers zéro. Ce point d'équi li bre, où la crois sance de la
pro duc ti vité cesse, est appelé
état sta tion naire. Pour le com pren dre et afin de sai sir
l'impor tance du taux d'épar gne dans la déter mi nation du niveau de vie, nous devrons
nous pen cher d'un peu plus près sur l'investissement.
À quoi sert l'inves tis se ment ? On serait porté à répon dre rapi de ment que l'inves tis-
se ment sert exclu si ve ment à aug men ter le stock de capi tal. En fait, l'achat de capi tal
rem plit deux rôles : rem pla cer le capi tal qui s'est usé dans le pro ces sus de pro duc tion
et accroître le stock de capi tal exis tant. La valeur du capi tal qui s'use est appe lée
amor tis se ment ou dépré cia tion. Si l'inves tis se ment cana dien est cette année égal à
200 milliards de dollars et que l'amor tis se ment vaut 150 milliards, on n'ajoute cette
année, de façon nette, que 50 milliards au stock de capi tal de l'an passé.
Investissement 5 dépré cia tion 1 varia tion de capital
ou
Variation de capital 5 investissement 2 dépréciation
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