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Chapitre 7
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Pourquoi Malthus s'estil trompé ? Il n'avait pas prévu que l'ingé nio sité humaine
aurait des effets plus importants que la crois sance démo gra phi que. De nou vel les
métho des de pro duc tion et l'inven tion de nou veaux pro duits ont aidé à attein dre
un niveau de pro spé rité supé rieur à celui que Malthus -- ou qui con que de son épo
que -- aurait jamais pu ima gi ner. Les pes ti ci des, les engrais, l'équi pe ment agri cole,
le déve lop pe ment de nou vel les varié tés de plan tes ont per mis à cha que agri cul teur
de nour rir un plus grand nom bre de per son nes. Les pro grès tech no lo gi ques ont
apporté une pro spé rité qui a plus que contre ba lancé l'appau vris se ment pro vo qué
par la crois sance démographique.
Le stock de caPitaL
Alors que Malthus s'inquiétait des effets de la croissance démographique sur
l'utilisation des ressources naturelles, les économistes modernes se préoccu
pent plus de ses conséquences sur l'accumulation du capital par travailleur.
Selon leurs théo ries, une forte crois sance démo gra phi que fait dimi nuer le PIB
par habitant car, à mesure que la popu la tion et l'emploi aug men tent, le capi tal
doit être réparti entre un plus grand nom bre de tra vailleurs. La réduc tion du
capi tal par travailleur fait dimi nuer la pro duc ti vité et le PIB par habitant.
Une forte crois sance démo gra phi que a aussi une inci dence sur le capi tal humain.
Les pays dont la popu la tion croît rapi de ment ont une impor tante popu la tion
d'âge sco laire. Le sys tème d'édu ca tion est sou vent sur chargé et ses per for man ces
en sont afectées.
Les dis pa ri tés entre les taux de crois sance démo gra phi que des dif fé rents pays
sont énor mes. Dans de nom breux pays afri cains, la crois sance démo gra phi que
atteint 3 % par année. À ce taux, la popu la tion dou ble tous les 23 ans. Dans de
telles circonstances, il est très difficile de fournir assez d'outils et de qualifi
cations aux travailleurs pour faire augmenter leur productivité. En revanche,
durant les der niè res décen nies, la popu la tion vivant dans des régions déve
lop pées comme le Canada, les ÉtatsUnis et les pays d'Europe occi den tale n'a
aug menté que d'envi ron 1 % par année. À de rares exceptions près, les taux de
fécondité y sont, en fait, trop faibles pour maintenir la population à son niveau
actuel. Plusieurs observateurs croient que ces pays vont audevant de graves
problèmes, entre autres celui de l'insuffisance des revenus fiscaux pour sub
venir aux besoins d'une population vieillissante, où la proportion de retraités
recevant des pensions gouvernementales ou des soins de santé publics sera à
la hausse.
Même si la croissance démographique rapide que l'on observe généralement
dans les pays pauvres n'est pas la cause première de leurs insuccès économiques,
on consi dère géné ra le ment que la réduc tion de leur taux de nata lité favoriserait
l'aug men tation de leur niveau de vie. Pour y par ve nir, cer tains pays ont légi
féré pour impo ser un nom bre maxi mum d'enfants par famille. C'est le cas
de la Chine, qui n'auto rise qu'un seul enfant par couple ; les contre ve nants
doi vent payer de for tes amen des. Dans les pays plus libres, on essaie plu tôt de
réduire la crois sance démo gra phi que en sen si bi li sant la popu la tion aux diver ses
métho des de régu la tion des naissances.
Pour un pays, la meilleure façon de réduire la nata lité consiste à appli quer l'un des
dix prin ci pes d'éco no mie : les gens réagis sent aux inci ta tifs. La déci sion d'avoir
un enfant, comme toute déci sion, com porte un coût de renon cia tion. Si celuici
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