background image
157
La production et la croissance
de recher ches en scien ces natu rel les (CRSN), du Conseil de la recher che médi cale
(CRM) et du Conseil de recher ches en sciences humai nes (CRSH). Les gou ver ne
ments pro vin ciaux et fédé ral sou tiennent éga le ment la recher che en octroyant des
dégrè ve ments fis caux aux entre pri ses pour la recher che et le développement.
Les gou ver ne men ts encou ra gent aussi la recher che grâce à la pro tec tion qu'ofrent
les bre vets. Lorsqu'une per sonne ou une entre prise crée un nou veau pro duit, com
me un nou veau médi ca ment, l'inven teur peut dépo ser une demande de bre vet. Une
fois reconnu le carac tère original de ce pro duit, les pouvoirs publi cs attri buent un
bre vet qui accorde au déten teur l'exclu si vité des droits sur sa fabri ca tion durant
un cer tain nom bre d'années. Ce bre vet donne donc à l'inven teur un droit de pro
priété sur son inven tion, fai sant d'un bien public (une nou velle idée) un bien privé.
En garan tis sant ainsi un pro fit aux inven teurs -- même de manière tem po raire --,
les bre vets inci tent les entre pri ses et les indi vi dus à entre pren dre ou à pour sui vre des
acti vi tés de recherche.
La croissance démograPhiQUe
Il n'est guère éton nant que les pays for te ment peu plés, comme les ÉtatsUnis et le
Japon, produisent plus que de petits pays comme le Luxembourg et les PaysBas.
Mais le PIB total ne cons ti tue pas un indi ca teur fia ble du bienêtre natio nal. Le
PIB par habi tant est beaucoup plus signi fi ca tif, puisqu'il mesure la quan tité de
biens et de ser vi ces dis po ni bles dans l'éco no mie pour le citoyen moyen. Com
ment la croissance démographique afectetelle un pays, particulièrement son
PIB par habi tant ?
Les ressoUrces natUreLLes
Thomas Robert Malthus (17661834), pas teur anglais, fait partie des pre miers
pen seurs dans le do maine de l'éco no mie. Dans son ouvrage célè bre inti tulé
Essai
sur le prin cipe de popu la tion, Malthus a for mulé l'une des pré vi sions les plus
sinis tres de l'his toire. D'après lui, l'aug men ta tion conti nuelle de la popu la tion
allait empê cher la société de produire sufsamment pour s'assu rer une sub sis tance adé
quate et, par conséquent, l'hu ma nité serait un jour condam née à vivre dans la misère.
Le rai son ne ment de Malthus est fort sim ple. Il ob serve tout d'abord que « la
nour ri ture est indis pen sa ble à la vie humaine » et que « l'atti rance sexuelle
est néces saire et per du rera telle quelle ». Il en conclut donc que « la crois sance
démo gra phi que dépasse de beau coup la crois sance des moyens de sub sis tance
pour l'homme ». Selon Malthus, la seule limite à la crois sance démo gra phi que
pro vient de la « mis ère et du vice ». Les ten ta ti ves des orga nis mes de cha rité ou
des gou ver ne ments pour lut ter contre la pau vreté sont donc contreproduc ti ves,
car elles per mettent aux pau vres d'avoir plus d'enfants, ce qui accentue encore
plus la rareté des biens néces sai res à la survie.
Fort heu reu se ment, les ter ri bles pro jec tions de Malthus se sont révé lées faus ses.
Même si la popu la tion mon diale a environ sex tu plé au cours des deux der niers
siè cles, les niveaux de vie dans le monde ont, en moyenne, gran de ment aug menté.
La crois sance éco no mique a per mis de réduire sen si ble ment la faim chro ni que
et la mal nu tri tion par rap port aux conditions qui sévis saient à l'épo que de
Malthus. Certes, la famine conti nue de frap per, mais elle est davan tage le résul
tat d'une inéga lité de reve nus et de l'insta bi lité poli ti que que d'une pro duc tion
ali men taire insufsante.
Thomas Robert Malthus
23124_MACRO_Chapitre7.indd 157
3/26/09 4:47:25 PM