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Chapitre 7
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En outre, de nombreuses études ont démontré que la taille est un indicateur de
productivité. En efet, toutes choses étant égales par ailleurs, les personnes
de grande taille ont tendance à gagner de plus hauts revenus. Comme les salaires
sont déterminés en bonne partie par la productivité, les grands doivent être plus
productifs que les autres. Cet efet de la taille sur les salaires est plus important
dans les pays moins développés, où la sousalimentation est plus courante.
Fogel a reçu le prix Nobel d'économie en 1993 pour ses travaux en histoire écono
mique, dont ceux sur la nutrition, en plus d'études sur l'esclavage aux ÉtatsUnis et
le rôle du chemin de fer dans le développement économique des ÉtatsUnis. Dans
son allocution d'acceptation du prix Nobel, Fogel a fait un survol des recherches sur
les liens entre la santé et la croissance économique. Il y concluait que « l'améliora
tion de la nutrition compte pour environ 30 % de la croissance du revenu moyen au
RoyaumeUni entre 1790 et 1980 ».
Aujourd'hui, la sousalimentation est heureusement rare dans les pays développés,
tels le Canada et les ÉtatsUnis (l'obésité est un problème plus répandu). Mais, pour
les populations des pays pauvres, la maladie et la sousalimentation demeurent des
obstacles à l'amélioration de la productivité et du niveau de vie. Récemment, l'ONU
a estimé que près du tiers de la population subsaharienne était sousalimentée.
Le lien de causalité entre la santé et le revenu va aussi dans le sens opposé : les pays
pauvres le sont parce que leur population n'est pas en bonne santé, tout comme
leur population n'est pas en bonne santé parce qu'ils sont pauvres et ne peuvent se
payer de bons soins de santé et une bonne alimentation. Ce cercle vicieux ouvre
cependant la porte à un cercle vertueux : des politiques qui favoriseraient une plus
forte croissance économique amèneraient naturellement une amélioration de la
santé, ce qui stimulerait à son tour la croissance économique.
La recherche et Le déveLoPPement
L'aug men ta tion du niveau de vie depuis 100 ans s'expli que en grande par tie par
les pro grès tech no lo gi ques. Le télé phone, le trans is tor, l'ordi na teur et le moteur à
com bus tion interne figu rent au nom bre des inven tions qui ont amé lioré la capa
cité à pro duire des biens et des services.
Même si la majo rité des inno va tions tech no lo gi ques pro vien nent de la recher che
pri vée des entre pri ses et des inven teurs, leur pro mo tion est d'inté rêt public. Dans
une très large mesure, les connais san ces cons ti tuent un bien public : toute nou velle
décou verte vient s'ajou ter au patrimoine de connais san ces de la société et tous ont
la pos si bi lité de l'uti li ser. Tout comme le gou ver ne ment a un rôle à jouer dans la
pro duc tion d'un bien public, telle la défense natio nale, il devrait aussi encou ra ger
la recher che et le déve lop pe ment de nou vel les technologies.
Le gou ver ne ment cana dien inter vient depuis longtemps dans le domaine de la
recher che et de la dif fu sion des connais san ces tech no lo gi ques. Par exem ple,
la recher che menée dans les fer mes et les sta tions expé ri men ta les fédé ra les a
per mis l'intro duc tion du blé Marquis dans les pro vin ces de l'Ouest en 1911. Cette
céréale mûrit plus rapi de ment que les autres varié tés de blé, ce qui per met ainsi d'en
faire la cul ture dans plus de régions des Prairies. Ce type de recher che a contri bué
gran de ment à la pro spé rité éco no mi que du Canada. Plus récem ment, le gou ver ne
ment cana dien a financé des recher ches qui ont mené au déve lop pe ment du réac
teur nucléaire CANDU. Les pouvoirs publi cs conti nuent d'encou ra ger le pro grès
des connais san ces au moyen de sub ven tions, entre autres par l'entre mise du Conseil
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