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La production et la croissance
Le Québec
Si le Canada se classe bien dans le rapport de la Banque mondiale, un Québec sou-
verain dégringolerait dans ce classement, selon le professeur : « On ne peut pas lancer
une pierre au Québec sans briser la fenêtre du bureau d'un fonctionnaire », a-t-il
justifié.
Le Québec présenterait un environnement d'affaires beaucoup plus bureaucratisé que celui
des autres gouvernements en Amérique du Nord, freinant d'autant l'initiative privée.
Pour autant, la social-démocratie n'est pas forcément l'ennemi de l'entrepreneuriat. Le
Danemark arrive cette année au 5
e
rang, devant le Canada, grâce à un modèle économique
qui combine flexibilité du marché du travail et protection sociale des salariés.
Source : Jean-François Cloutier, « Climat d'affaires : le Canada au 8
e
rang », [en ligne], 2002,
[http://www.lapresseaffaires.cyberpresse.ca], (septembre 2008).
Ë
L'édUcation
Pour assu rer la crois sance à long terme, l'édu ca tion, ou l'inves tis se ment en capi tal
humain, s'avère aussi impor tante que celui en capi tal phy sique. Au Canada, cha que
année de for ma tion sup plé men taire signi fie pour une per sonne une aug men ta tion
de reve nus d'envi ron 10 %. Dans les pays peu déve lop pés, où la rareté du capi tal
humain se fait par ti cu liè re ment sen tir, les écarts de salaire entre les tra vailleurs
qua li fiés et les autres sont encore plus mar qués. Les mesu res gou ver ne men ta les
qui visent à aug men ter le niveau de vie doi vent donc miser sur l'amé lio ra tion du
sys tème d'édu ca tion et de la fré quen ta tion scolaire.
Inves tir en capi tal humain, tout comme investir en capital phy si que, com porte un
coût de renon cia tion. Lorsque les jeunes étudient, ils doivent renoncer à un salaire.
Dans les pays peu déve lop pés, les enfants ont ten dance à aban don ner l'école très tôt
-- et ce, même si la for ma tion leur rap por te rait beau coup -- car ils doi vent tra vailler
pour aider leur famille à survivre.
D'après beau coup d'éco no mis tes, le capi tal humain est par ti cu liè re ment favo
rable à la crois sance éco no mi que, car il est por teur d'exter na li tés posi ti ves. Une
exter na lité
est l'efet de l'action d'une per sonne sur le bienêtre d'un tiers. Par
exem ple, une per sonne instruite pourra plus facilement apporter de nou vel les
idées pour pro duire plus ef ca ce ment des biens et des ser vi ces. Si ces idées
finis sent par faire par tie du patri moine de connais san ces com mu nes de la société
et qu'elles pro fi tent ainsi à tous, ce sont des exter na li tés posi ti ves de l'édu ca tion. Cet
exem ple démon tre que les béné fi ces de l'édu ca tion pour une société dépas sent de
beau coup l'avan tage qu'une personne retire de sa for ma tion et qu'ils suf sent
à jus ti fier des inves tis se ments dans le capi tal humain par l'inter mé diaire de l'édu
ca tion publique.
La fuite des cer veaux -- ou émi gra tion des tra vailleurs les plus instruits vers les pays
riches, où ils pro fi tent d'un niveau de vie plus élevé -- cons ti tue un pro blème impor
tant pour les pays pau vres. Si le capi tal humain engen dre des exter na li tés posi ti ves,
cette fuite des cer veaux appau vrit d'autant les pays en voie de déve lop pe ment. Les
diri geants de ces pays font alors face à un véri ta ble dilemme : d'une part, le Canada
et les autres pays déve lop pés ofrent une meilleure for ma tion uni ver si taire et il est
externalité
Effet du comportement d'un
agent sur le bien-être d'un tiers.
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