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Chapitre 7
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que les souf ran ces éco no mi ques mènent sou vent à une insta bi lité poli ti que, à des
ten sions inter na tionales et à des conflits. Il est donc dans l'inté rêt de tous les pays
d'encou ra ger la pro spé rité mon diale. La Banque mon diale et le Fonds moné taire
inter na tio nal s'efor cent de par ve nir à cet objectif.
Le LiBre-échange et La mondiaLisation
Certains des pays les plus pau vres du monde ont tenté d'accé lé rer leur crois sance
éco no mi que par la sub sti tu tion des impor ta tions, c'estàdire par une poli ti que
d'autar cie. Ce type de mesure vise à faire aug men ter la pro duc ti vité et le niveau
de vie en iso lant le pays du reste du monde. Les entre pri ses natio na les récla ment
sou vent une pro tec tion contre la concur rence étran gère pour pou voir se déve
lop per et res ter concur ren tiel les. Cet argu ment mis de l'avant par des indus tries
nais san tes a bien sou vent conduit les gou ver ne ments des pays en voie de déve lop
pe ment à impo ser des tarifs doua niers et des res tric tions commerciales.
La plu part des éco no mis tes s'accor dent aujourd'hui pour dire que les pays
pau vres feraient mieux d'avoir des poli ti ques d'ouverture pour s'inté grer à l'éco
no mie mon diale. Le cha pi tre 3 a démon tré comment le com merce inter na tio nal
peut enri chir les citoyens d'un pays. Le com merce tient lieu en quel que sorte de
tech no lo gie. Quand un pays exporte du blé et importe de l'acier, cela équi vaut à
trou ver un moyen de trans for mer du blé en acier. Un pays qui éli mine les bar riè res
au commerce pro fite en quel que sorte d'une crois sance éco no mi que équivalant à
celle qui résulte d'un pro grès tech no lo gi que majeur.
L'impact néga tif de l'appli ca tion de poli ti ques d'autar cie est d'autant plus évi dent
lorsqu'on consi dère la taille de plu sieurs éco no mies en voie de déve lop pe ment.
Le PIB total de l'Argentine, par exem ple, ne dépasse pas celui du Montréal métro
politain. Imaginons ce qui arri ve rait si le gouvernement de cette agglo mé ra tion
déci dait d'inter dire aux rési dants tout échange audelà des limi tes muni ci pa les.
Ne pou vant pro fi ter des avan tages du com merce, les Montréalais devraient pro
duire tous les biens qu'ils consom ment. En outre, ils devraient pro duire tous les biens
d'équipement néces sai res à la pro duc tion, plu tôt que d'impor ter du maté riel sophis ti
qué d'autres villes. Le niveau de vie des Montréalais chu te rait immé dia te ment et le pro
blème ne ferait que s'aggra ver au fil du temps. C'est pré ci sé ment ce qui est arrivé à
l'Argentine tout au long du xx
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siè cle, en rai son de la poli ti que d'autar cie appli quée
par son gou ver ne ment. Par oppo si tion, des pays du SudEst asia ti que, soit la Corée
du Sud, Singapour et Taïwan, ont connu un taux de crois sance élevé grâce à leur
ouver ture économique.
étUde de cas
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Le LiBre-échange entraîne La croissance
Dans son livre publié en 2001 et intitulé
Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste,
Joan Norberg, jeune chercheur suédois, soutient que l'ouverture au commerce et aux flux
financiers internationaux est une source de progrès, surtout pour les pays les plus pauvres
de la planète. En voici un extrait.
Le libre-échange est béné fi que parce qu'il pro cure plus de liberté : la liberté d'ache-
ter ce que l'on veut de qui l'on veut, mais aussi la liberté de ven dre à qui veut bien
acheter. D'un point de vue éco no mi que, cela mène à une uti li sa tion plus effi cace des
res sour ces et du capi tal. Une com pa gnie, une région ou un pays se spé cia li sent dans
le domaine dans lequel ils ont des avan tages com pa ra tifs et peu vent ainsi pro duire
des biens d'une valeur plus éle vée. Le capi tal et la main-d'oeuvre de sec teurs plus
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