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La production et la croissance
encou rage l'inves tis se ment, car les pro fits nets atten dus de l'ajout de capi tal
sont alors plus élevés.
L'oUvertUre à L'investissement étranger
Certaines politiques peu vent donc encou ra ger l'épar gne et contri buer à l'aug
men ta tion des inves tis se ments et de la crois sance éco no mi que à long terme. Mais
l'épar gne natio nale ne cons ti tue pas l'uni que source des inves tis se ments : on peut
aussi recou rir à l'inves tis se ment étranger.
Ce type d'inves tis se ment prend dif é ren tes for mes. Si, par exem ple, Bombar
dier décide de cons truire une usine au Mexique, il s'agit pour les Mexicains
d'un inves tis se ment direct étran ger, car le capi tal mexi cain est alors détenu
et géré par une entre prise étran gère. Dans le cas où un Canadien achète des
actions d'une entre prise mexi caine et que l'argent déboursé pour ces titres
finan ciers est employé par la firme pour cons truire une nou velle usine, il s'agit
d'un inves tis se ment de por te feuille, car le capi tal vient de l'étran ger mais il est
géré par les rési dants du pays. Dans les deux cas, les Canadiens contri buent
à l'accu mu la tion du capi tal mexi cain et leur épar gne finance l'inves tis se ment
mexicain.
Lorsqu'on inves tit à l'étran ger ou chez soi, on espère obte nir un ren de ment sur
cet inves tis se ment. L'usine de Bombardier fait aug menter la pro duc ti vité et le PIB
mexi cains, et une par tie des reve nus sup plé men tai res devient un pro fit. Ainsi,
quand un inves tis seur cana dien acquiert des actions mexi cai nes, il a droit à une
part des béné fi ces dis tri bués par l'entre prise aux actionnaires.
Les inves tis se ments étran gers n'ont donc pas les mêmes consé quen ces sur tous
les indi ca teurs du niveau de vie. Souvenezvous que le pro duit inté rieur brut
(PIB) repré sente les reve nus gagnés à l'inté rieur du pays, que ces reve nus soient
gagnés par les rési dants ou par les nonrési dants, alors que le pro duit natio
nal brut (PNB) cor res pond aux reve nus gagnés dans le pays et à l'étran ger par
les rési dants. Quand Bombardier ouvre son usine au Mexique, une par tie des
reve nus revient à des gens qui ne vivent pas sur le ter ri toire mexi cain. Par consé
quent, cet inves tis se ment étran ger fait davan tage aug men ter le pro duit inté rieur
brut (PIB) du Mexique que son pro duit natio nal brut (PNB).
Quoi qu'il en soit, le capi tal étran ger cons ti tue un facteur positif impor tant
pour la crois sance d'un pays. Même si une par tie des béné fi ces revient à des
pro prié tai res étran gers, cet inves tis se ment contri bue à faire aug men ter à la fois
le stock de capi tal, la pro duc ti vité et les salai res. De plus, dans les pays en voie
de déve lop pe ment, l'inves tis se ment étran ger est une bonne façon d'acqué rir
des tech no lo gies de pointe créées et utilisées dans les pays riches. C'est pour
cette raison que les éco no mis tes recom man dent aux pays moins déve lop pés
d'encou ra ger l'inves tis se ment étran ger en levant les res tric tions sur la pro
priété du capi tal natio nal par les étrangers.
La mis sion principale de la Banque mon diale est pré ci sé ment d'encou ra ger les
inves tis se ments dans les pays pau vres. Ses fonds pro vien nent des pays les plus
déve lop pés, dont le Canada et les ÉtatsUnis. Ils ser vent à accor der des prêts aux
pays en voie de déve lop pe ment, pour inves tir dans les réseaux de rou tes et d'égouts,
dans la cons truc tion d'éco les, ou d'autres formes de capital. Elle conseille aussi
ces pays sur la meilleure façon d'employer ces fonds. La Banque mon diale et son
pen dant, le Fonds moné taire inter na tio nal (FMI), furent créés après la fin de la
Seconde Guerre mon diale, au milieu des années 1940. Cette guerre a démon tré
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