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La production et la croissance
et des ressources naturelles. Posons main te nant la ques tion que tous les diri geants
politiques devraient se poser : quelles poli ti ques publi ques favo risent l'augmen
tation de la pro duc ti vité et des niveaux de vie ?
L'imPortance de L'éPar gne et de L'investissement
Comme le capi tal est un fac teur de pro duc tion pro duit, une société a la pos si bi
lité de modi fier son stock de capi tal. Si elle fabrique beau coup de nou veaux biens
d'équipement, cette accu mu la tion lui per met tra de pro duire davan tage de biens et
de ser vi ces dans le futur. Une bonne façon d'augmenter la pro duc ti vité future
consiste donc à inves tir aujourd'hui dans la pro duc tion de capital.
Selon l'un des dix prin ci pes d'éco no mie pré sen tés au cha pi tre 1, les gens sont
sou mis à des arbi tra ges. L'impor tance de ce prin cipe se confirme lorsqu'on
consi dère l'accu mu la tion du capi tal. En rai son de la rareté des res sour ces, on
doit, pour pro duire du capi tal, réduire la pro duc tion de biens et de ser vi ces
de consom ma tion cou rante. La crois sance ren due pos si ble par l'accu mu la tion
du capi tal exige donc des sacri fi ces : la société doit renon cer à une par tie de sa
consom ma tion actuelle pour s'assu rer une plus grande consom ma tion future.
Dans le cha pi tre sui vant, nous ver rons plus en détail com ment les mar chés
finan ciers coor don nent l'épar gne et l'inves tis se ment, mais aussi dans quelle
mesure la poli ti que gou ver ne men tale les influence. Pour le moment, il suf fit
de savoir qu'en encou ra geant l'épar gne et l'inves tis se ment, les pou voirs publics
favo ri sent la crois sance et, à long terme, l'aug men ta tion du niveau de vie.
Les rendements décroissants
et L'effet de rattraPage
Que se pas se raitil si un gou ver ne ment se don nait pour mis sion d'aug men ter les
taux d'épar gne et d'investissement natio naux -- c'estàdire le pour cen tage du PIB
consa cré à l'épar gne et à l'investissement plu tôt qu'à la consom ma tion ? Comme
nous le ver rons au pro chain cha pi tre, une épar gne plus impor tante signi fie que
moins de res sour ces sont consa crées à la pro duc tion de biens de consom ma tion et
que plus le sont à la pro duc tion de biens d'équipement. En consé quence, l'accrois
se ment du stock de capi tal condui rait à une amé lio ra tion de la pro duc ti vité et à une
accé lé ra tion de la crois sance du PIB. Mais la crois sance du PIB se main tien drait
elle ? Si on suppose que le taux d'épar gne demeure plus élevé qu'aupa ra vant, le taux
de crois sance économi que seraitil accru pour une cer taine période de temps seu le
ment ou resteraitil indéfiniment plus élevé ?
Le capi tal est sou mis à des
ren de ments mar gi naux décrois sants
:
à mesure que
la quan tité de capi tal aug mente, la croissance de la pro duc tion est de plus en plus
fai ble. Autrement dit, quand les tra vailleurs dis po sent déjà d'une bonne quan tité de
capi tal pour pro duire des biens et des ser vi ces, toute aug men ta tion sup plé men taire
de capi tal amé liore peu leur pro duc ti vité.
En rai son des ren de ments mar gi naux décrois sants du capi tal, la hausse de l'épargne
n'augmente la crois sance éco no mi que que durant un temps limité. À mesure
que le taux d'épargne plus élevé per met d'accu mu ler plus de capi tal, les efets
de l'accu mu la tion du capi tal dimi nuent au fil du temps, ce qui fait ralen tir à son
tour la crois sance.
À long terme, l'aug men ta tion du taux d'épargne conduit à des
niveaux de pro duc ti vité et de revenu plus éle vés, mais elle ne se tra duit pas par de
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rendements mar gi naux
décroissants
Propriété selon laquelle la crois-
sance de la pro duc tion diminue
quand la quan tité d'un facteur
de pro duc tion augmente.
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