com pa rai son de l'éco no mie d'aujourd'hui avec celle du passé démon tre d'ailleurs que l'uti li sa tion des res sour ces est devenue plus efficace. Les voi tures les plus récen tes consom- ment moins d'essence. Les mai sons neu ves, mieux iso lées, consom ment moins d'éner gie pour le chauf fage et la cli ma ti sa tion. On produit maintenant du pétrole à partir de sables bitumineux et le recy clage per met de réutiliser des res sour ces. La mise au point de car bu- rants alter na tifs, comme l'étha nol, per met de sub sti tuer des res sources renou ve la bles à des res sources non renouvelables. et de l'étain, deux res sour ces cru cia les à l'épo que. On se ser vait de l'étain pour la fabri ca tion des boî tes de conserve, et les fils télé pho ni ques étaient en cui vre. Certaines per son nes exi- geaient le recy clage et le ration ne ment de ces deux métaux afin d'en lais ser pour les géné- ra tions sui van tes. Mais le plas ti que a rem placé l'étain dans la fabri ca tion de beau coup de conte nants ali men tai res et la fibre opti que -- faite à par tir de sable -- est de plus en plus utilisée pour trans mettre les conver sa tions télé pho ni ques. Dans les deux cas, les pro grès tech no lo gi ques ont per mis de résou dre le pro blème de la pénu rie qui mena çait les res- sour ces natu rel les. En fait, qui parle aujourd'hui du pro blème de l'épui se ment du cui vre ? De la même façon, William Stanley Jevons, l'un des éco no mis tes les plus célè bres de son épo que, s'inquié tait de la dis pa ri tion éven tuelle du char bon en Angleterre. Dans son livre publié en 1865 et inti tulé plus tard, la Grande-Bretagne pro duit encore assez de char bon pour vouloir pro té ger, à l'aide de tarifs doua niers, les emplois de plusieurs dizaines de milliers de mineurs. Comme plu sieurs, Jevons avait sous-estimé les effets des pro grès technologiques. mi que ? L'une des façons de répon dre à cette ques tion consiste à exa mi ner les prix des res sour ces natu rel les. Nous savons que, dans une éco no mie de mar ché, la rareté fait mon ter les prix. Si les res sour ces natu rel les devien nent plus rares, leur prix ne man quera pas d'aug men ter pro gres si ve ment. Or c'est l'inverse qui se véri fie. Les prix de la plu part des res sour ces natu rel les (ajus tés pour tenir compte de l'infla tion) demeu rent sta bles ou ont ten dance à bais ser. Il sem ble donc que notre capa cité à conser ver ces res sour ces croît plus rapi de ment que l'épui se ment des réser ves. L'évo- lu tion des prix ne donne aucune rai son de croire que les res sour ces natu rel les limi te- ront un jour la crois sance économique. |