Nouvelle-France se fait selon le système seigneurial. Inspiré du régime féodal européen, ce système découpe le territoire en seigneuries, c'est-à-dire en grandes étendues de terre générale- ment situées sur les rives du Saint- Laurent et de ses principaux affluents. Le régime seigneurial est officiellement aboli en 1854 par les Britanniques, qui favorisaient déjà depuis 1763 la division du territoire en cantons (townships). époques, la localisation de la terre et le statut du seigneur. En général, l'unité de mesure utilisée était la lieue. Ainsi, une seigneurie pouvait faire 1 lieue de largeur sur 3 lieues de profondeur (5 km des lots de 3 arpents territoire originaire de la Normandie, divise la seigneurie en lots longs et étroits, qui permettent notamment à de nombreux censitaires (les habitants des lots) d'avoir un accès direct au cours d'eau. Le seigneur et son arpenteur suivent la rive du fleuve pour délimiter le front de la concession, dont ils ne délimitent souvent pas l'arrière. Le territoire divisé selon le système seigneu- rial se retrouve dans toutes les régions habi- tées des rives du Saint-Laurent entre Montréal et Québec, de la vallée de la Chaudière, de la vallée du Richelieu et de la Gaspésie. d'environ 10 milles canton comptait 11 rangs de 28 lots chacun. Avec le temps, la subdivision du canton est passée à 10 rangs de 62 lots. Au Québec, le canton est devenu la base de certaines divisions administratives, tel l'établissement de territoires municipaux en milieu rural (« municipalité du canton de... ») ou de territoires cadastraux (« cadastre du canton de... »). indique l'emplacement et les limites d'une parcelle déterminée de terrain, établis d'après un arpentage standard, un système rectangulaire d'arpentage ou un lotissement enregistré. et la longueur de chaque limite d'une parcelle de terrain, à partir d'un point de référence connu et le long de la périphérie du terrain jusqu'au retour au point de référence. juridique décrivant l'emplacement, les limites et les dimensions d'une parcelle de terrain, incluant les autorisations, les servitudes et les restrictions définies par une commission de zonage et d'urba- nisme, et, dans le cas d'une subdivision, le tracé des rues, des îlots et des lots ainsi que le numérotage et les dimensions de chaque lot. |