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1.5 OBJECTIFS D'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
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1. Le rayonnement solaire incident est partiellement
réfléchi par la Terre et l'atmosphère, mais la plus grande
partie est absorbée, d'où le réchauffement de la surface
de la Terre et de l'atmosphère.
Changements climatiques
et réchauffement planétaire
Les gaz à effet de serre, tels le dioxyde de carbone, le
méthane et l'oxyde nitreux, sont des émissions gazeuses
qui s'élèvent dans l'atmosphère. Le CO
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constitue la
majorité des gaz à effet de serre émis aux États-Unis, et
la principale source de ces émissions est la consomma-
tion de combustibles fossiles.
La plus grande partie de la consommation d'énergie
associée à un bâtiment n'est pas liée à la production de
matériel ou au processus de construction, mais plutôt
aux processus d'exploitation, soit le chauffage, le
refroidissement et l'éclairage. Cela signifie que, si on veut
réduire la consommation d'énergie et les émissions de
gaz à effet de serre attribuables à l'utilisation et à
l'entretien d'un bâtiment tout au long de son cycle
de vie, il faut le concevoir en conséquence, en choisir
l'emplacement et la forme appropriés, et avoir recours
à des méthodes naturelles de chauffage, de refroidisse-
ment, de ventilation et d'éclairage.
Consommation d'énergie par secteur au Canada ­ 2004
Source : Ressources naturelles Canada
2. La surface de
la Terre émet
ensuite l'énergie
absorbée sous
forme de rayon-
nement infra-
rouge de grande
longueur d'onde.
3. Seule une partie du rayon-
nement infrarouge qui est
émis traverse l'atmosphère :
le reste est absorbé par les
molécules de gaz à effet de
serre et la vapeur d'eau
présents dans l'atmosphère
et qui le retransmettent dans
toutes les directions.
4. La fraction
descendante du
rayonnement
infrarouge est
ce qu'on appelle
l'« effet de serre »,
qui provoque une
augmentation de
la température de
la basse atmo-
sphère et de la
surface terrestre.
Il existe deux approches pour réduire la consommation de
combustibles fossiles d'un bâtiment et, par le fait même,
les émissions de gaz à effet de serre. L'approche passive
tient compte du climat lors de la conception, du choix de
l'emplacement et de l'orientation d'un édifice, et en réduit
les besoins énergétiques au moyen de techniques de
refroidissement et de chauffage passifs. L'approche active
augmente la capacité de l'édifice à capter l'énergie dont
il a besoin ou à la tirer de sources renouvelables (énergie
solaire ou éolienne, géothermie, énergie hydroélectrique
écologique, biomasse et biogaz). L'objectif est d'atteindre
un juste équilibre entre la conservation de l'énergie et sa
production, tout en respectant la rentabilité. Mais il faut
d'abord réduire le plus possible la consommation d'éner-
gie, quelle qu'en soit la source.
Architecture 2030 a élaboré le Défi 2030 afin que tous
les nouveaux bâtiments et aménagements soient conçus
de manière à utiliser la moitié moins d'énergie dérivée
de combustibles fossiles, et que les bâtiments existants
soient rénovés chaque année pour répondre aux mêmes
normes. Un autre de ses objectifs est de réduire la
consommation de combustibles fossiles de 60 % en 2010,
de 70 % en 2015, de 80 % en 2020 et de 90 % en 2025.
À compter de 2030, tous les nouveaux bâtiments devront
être construits et opérés sans combustibles fossiles.
L'Initiative R-2000 favorise les méthodes et les technolo-
gies de construction éconergétiques et rentables. Depuis
plus de 20 ans, la Norme R-2000 est devenue la référence
pour la construction d'habitations au Canada. On y
intègre régulièrement les nouvelles technologies.
La Norme R-2000 fixe un objectif de consommation
d'énergie pour chaque maison et établit une série
d'exigences techniques concernant la ventilation,
l'étanchéité à l'air, l'isolation, le choix des matériaux,
la consommation d'eau, etc. Ces exigences sont environ
40 % plus sévères que celles des codes du bâtiment.
Les maisons ainsi construites consomment 30 % moins
d'énergie que celles de conception traditionnelle.
En plus de l'Initiative LEED Canada, le Conseil du bâtiment
durable du Canada (CBDCa) a lancé l'Initiative sur la per-
formance des bâtiments durables, qui vise à élaborer un
outil abordable et accessible de gestion énergétique et
environnementale pour les nouveaux bâtiments et les
bâtiments existants. Le CBDCa favorise ainsi l'amélioration,
d'ici 2015, de la performance écologique de 100 000 bâ-
timents et de un million de maisons partout au Canada,
avec une réduction vérifiée de 50 % de la consommation
d'énergie et d'eau par rapport à l'année de base 2005.
Le gouvernement du Québec a adopté une stratégie
énergétique qui définit les buts à atteindre et les actions
à entreprendre de 2006 à 2015.
En collaboration avec la Régie du bâtiment, l'Agence de
l'efficacité énergétique proposera une nouvelle réglementa-
tion appropriée à tous les types de bâtiments neufs en vue
d'améliorer de 20 % à 25 % leur performance énergétique.
L'Agence de l'efficacité énergétique met en oeuvre le
programme Novoclimat. En plus d'améliorer d'au moins
25 % la performance énergétique des bâtiments, le
concept Novoclimat vise l'amélioration des techniques
de construction.
Industriel
38 %
Transport
29 %
Agricole
2 %
Résidentiel
17 %
Commercial et
institutionnel
14 %
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